Angiens, Avril 1794-Avril 1795 : le salpêtre et l’ex curé

Cet article complète l’article global consacré à la fabrication du salpêtre dans le canton de Veules 1794-1795. Des documents spécifiques1ADSM  L 1420-1421 ; L 1432 ; L 5937 ; L 5938 ; L 5995. à la commune d’Angiens témoignent de sa contribution entre Avril 1794 et Avril 1795. La commune d’Angiens s’est mobilisée pour fournir à la fois des eaux salpêtrées et des cendres destinées à la salpêtrière de Veules. Les personnes impliquées2Etat civil des communes citées. Base de données de l’association Généacaux. sont présentées dont l’ex curé P. J-B Fleury.

Jean-Baptiste Pienoel : agent du salpêtre le 10 Avril 1794 (21 Germinal an II)

De la fin mars au début avril 1794, chaque commune du canton choisit son futur agent du salpêtre. Cet agent commence par s’instruire auprès de Louis Caumont, l’agent en chef du salpêtre pour le District de Cany. Ensuite, l’agent du salpêtre de la commune assume localement la réalisation des premières étapes de la fabrication du salpêtre, à savoir l’extraction des terres et leur lessivage. Le choix se porte sur Jean-Baptiste Pienoel.

Signatures de gauche à droite et de haut en bas : Adrien Follin, Jean-Baptiste Piednoel, Adrien Lheureux, Louis Dorange, Pierre Anquetil, agent national, Amand Ladiré, maire, Simon Dévé. Registre de délibérations d’Angiens le 10 Avril 1794 (21 Germinal an II).
ADSM L 5937.Transcription ci-dessous.

« Ce jourd’hui vingt et un de Germinal  deuxième année Républicaine, le citoyen Pierre Anquetil, agent national, entendu, a été arrêté ce que suit. Conformément à une lettre en date du 22 de Ventôse à nous adressée par l’administration  du District de Cany pour la nomination d’un agent pour le Salpêtre auquel nous avons nommé le citoyen Jean Baptiste Pienoel lequel a accepté et signé avec nous. Les jours et an que dessus ». A l’occasion de cette nomination, Pienoel jusqu’à présent « notable » au sein du conseil général de la municipalité cède sa place à Jacques Motte, fils.

Jean Baptiste Pienoel (1742-1813) est né à Paluel le 4 août 1742 fils de Pierre et de Marie Anne Lançon. Il est domestique du curé de Manneville es plains lorsqu’il épouse une Angerlaise Marie Angélique Boulais le 19 Février 1776. Le 18 Juin 1776, à la naissance de leur premier fils Jean Baptiste François (cf., infra), il est journalier à Angiens. Il est laboureur en 1798 au mariage de leur ainé avec Catherine Guérard. Son épouse décède en 1808. L’acte de décès de Jean Baptiste Pienoel le 2 Juillet 1813 à Angiens mentionne « journalier » pour lui et ses deux fils, Jean Baptiste François et Louis.

Pierre Lemaréchal, commissaire du salpêtre, à Angiens le 11 Juin 1794 (23 Prairial an II)

Pierre Lemaréchal est depuis le 31 Mai 1794 le commissaire du salpêtre du canton de Veules, sous la direction de Louis Caumont l’agent en chef du District. Lemaréchal a pour mission, dans chacune des communes du canton, de presser les travaux du salpêtre de surveiller et de dénoncer. Pour avancer les travaux, il recourt à des réquisitions. Peu après sa nomination, il se présente devant le conseil général de la commune d’Angiens.

Signatures de Pierre Lemaréchal, commissaire du salpêtre pour le canton de Veules et Adrien Lheureux officier municipal d’Angiens. Registre de délibérations, ADSM L 5937. Transcription ci-dessous.

« Ce jourd’hui 23 Prairial (11 Juin 1794) 2 ème année républicaine étant assemblé au lieu ordinaire de nos séances publiques et permanentes, s’est présenté le citoyen Lemaréchal commissaire nommé révolutionnairement par l’administration du district pour faire avancer les travaux et fabrication du Salpêtre et faire fournir tous objets nécessaires à ladite fabrication et tous vases cuviers et généralement tout ce que l’agent nommé par les officiers municipaux de ladite commune aura besoin pour accélérer les travaux, pour quoi avons accordé acte au dit commissaire de sa commission qu’il a exhibée sur le bureau et avons arrêté qu’elle serait exécutée suivant sa forme et teneur ce que ledit commissaire a signé avec nous ce jour et an que dessus ». Cette rédaction suggère l’accord de principe donné à Lemaréchal afin qu’il procède à des réquisitions visant à faciliter les travaux de l’agent à savoir Pienoel.

Le signataire, Adrien Lheureux, est officier municipal dans le conseil général de la commune depuis 2 ans et demi. Il est journalier, âgé de 43 ans.

La coupe des végétaux, le brûlage, et les cendres

L’ajout de cendres est nécessaire lors du lessivage des terres pour fabriquer le salpêtre. Pour obtenir une quantité de cendres suffisante sur l’ensemble du territoire national une loi du brûlage des végétaux est adoptée en Avril 1794. L’injonction à sa mise en oeuvre dans toutes les communes du District de Cany date du 21 Juin. La réactivité de la commune d’Angiens est remarquable car deux personnes sont rapidement nommées pour réaliser et encadrer cette activité.

Nomination de Denis Sainte-Marie : 14 juillet 1794 (26 Messidor an II)

« Nous officiers municipaux de la commune d’Angiens assemblés en conseil général avons passé à la nomination d’un commissaire pour faire la visite des broussailles pour les faire couper et ramasser pour brûler pour la fabrique du Salpêtre lequel a été nommé le citoyen Denis Sainte-Marie  ce qui a été arrêté au bureau municipal le vingt-six Messidor deuxième année républicaine une et indivisible».

Denis Sainte-Marie (1754-1826) est tisserand, membre élu « notable » du conseil général de la commune. Il est né à Angiens le 24 Août 1754, fils de Charles et Anne Moyon. Le 19 Octobre 1779, il épouse à Angiens Marie Anne Pesquet originaire d’Iclon, fille de Charles et de Suzanne Caperon. Naissent 4 enfants de 1781 à 1793. L’acte de décès de Marie Anne le 17 Janvier 1826 mentionne la profession de fileuse. Denis Sainte-Marie, au terme de sa vie angerlaise, le 2 Juin de la même année est qualifié de propriétaire.

P. J-B Fleury ex-curé, commissaire pour la fourniture des cendres : 18 Juillet 1794

Signatures de Amand Ladiré, maire, Pierre Anquetil, agent national, Jean Baptiste Fleury. Le 30 Messidor (18 Juillet 1794). ADSM L 5937.

« Ce jourd’hui 30 Messidor nous officiers municipaux de la commune d’Angiens assemblés en conseil général permanent avons passé à la nomination d’un commissaire pour la fourniture des cendres par les habitants de la dite commune pour faire couper les broussailles existant dans notre commune et les brûler lorsqu’elles seront sèches dont la dite nomination a été en faveur du citoyen Fleury ex curé de notre commune, a signé avec nous, ce que nous avons arrêté au bureau municipal les jours et an que dessus ». 

Pierre Jean Baptiste Fleury (1748-1809) naît le vingt et un mars 1748 à Biville la Martel (actuel Ypreville-Biville), fils de Pierre, laboureur et de Cécile Dicquemare. Son père décède l’année suivante. En février 1757 sa soeur ainée Cécile, âgée de 22 ans, épouse Nicolas Hochet. Avril 1773 est le début de dix-huit années comme vicaire de Sainte Colombe. En janvier 1791, il prête le serment de la Constitution Civile du Clergé. En Juin 1791, il est nommé curé d’Angiens. Après Août 1792, il prête serment « à la liberté et à l’égalité ». Comme l’arrêté du représentant du peuple Siblot3Claude F. B. Siblot (1752-1801) l’impose, P. J-B Fleury remet sa lettre de prêtrise le 13 Avril 1794, mais avec un léger retard lui valant d’être incarcéré la semaine suivante à la maison de sûreté (le château) d’Anvéville. La municipalité d’Angiens s’empresse d’intercéder en sa faveur, obtenant sa libération le 1er Mai. Il est donc  » ex curé  » et en Juillet, la municipalité le nomme « commissaire aux cendres » (cf., ci dessus). Le 1er mars 1795, profitant de la toute récente loi sur la liberté des cultes, il célèbre une première messe. Fort du soutien de la population, il ose s’affranchir d’une restriction majeure de la loi car la célébration a lieu en public et dans l’église, en dépit de l’opposition de la municipalité. Le District juge plus sage de laisser faire plutôt que sanctionner. En Août-Septembre 1795, il s’oppose fermement à la municipalité qui veut lui faire quitter son presbytère pour y installer un instituteur. P. J-B Fleury va signer scrupuleusement chacun des serments prescrits par la loi jusqu’en 1798. Il est alors recruté comme instituteur. En 1799, la liste nominative comprend 62 élèves âgés de 6 à 14 ans. En 1805, au décès de sa nièce Anne Rose Hochet, il est « prêtre demeurant à Angiens ». Le 12 Août 1809, il décède prêtre de Malleville-les-Grès.

Pierre Lemaréchal réquisitionne des ustensiles le 17 Juillet 1794 (29 Messidor an II)

Le fonctionnement de la salpêtrière de Veules repose pour beaucoup sur du matériel réquisitionné auprès des différentes communes.

Réquisition par Pierre Lemaréchal, commissaire du salpêtre pour le canton de Veules le 17 Juillet 1794 (29 Messidor an II),
ADSM L 5937. Transcription ci-dessous.

« Au nom de la loi, citoyens officiers municipaux de la commune d’Angiens vous êtes requis de la part du citoyen Lemaréchal  commissaire de fournir six chaudières tenante aux environs de deux jusqu’à six seaux, vous les ferez couvrir d’un couvert en bois ou autres… et les ferez porter demain à Veules. Ne manquez pas à prendre toutes les chaudières de chez les chandelins  de votre commune. Donné à Angiens le 29 Messidor, 2 ème année républicaine française ».

Le mot « chaudière » interroge. Le nombre, la contenance et la mention de couvercles en bois suggèrent qu’il s’agit de récipients destinés à recueillir le salpêtre cristallisé, qui doivent être recouverts en bois afin que le refroidissement ne soit pas trop brutal.

Chandelin est le nom du fabricant de chandelles. Nous avons l’exemple d’un chandelin de Veules (Elie David) dont la cuve servant à fondre le suif a été d’autorité réquisitionnée à la même époque.

Jean-François Pienoel : nouvel agent du salpêtre le 15 Décembre 1794

Jean François Pienoel, 18 ans, a appris auprès de son père. Il lui succède.

Nomination de Jean-François Piednoel, nouvel agent du salpêtre, remplaçant son père le 15 Décembre 1794 (25 Frimaire an III).
Signatures d’Amand Ladiré, maire et du secrétaire, greffier Pierre Ridel. ADSM L 5937.

« Ce jourd’hui vingt cinq Frimaire an troisième de la République française une et indivisible, sur la présentation qui nous a été faite par le citoyen Jean-Baptiste Pienoel agent du salpêtre de notre commune qu’il serait d’un tempérament4Tempérament au sens de constitution, cf. par ex. Complexion, habitude ordinaire du corps de l’homme, sa constitution naturelle, la disposition de ses humeurs, tempérament robuste…in Furetière, Antoine (1619-1688). Dictionnaire Universel. 1690, accessible via Gallica. léger ne pouvant plus d’avantage soustraire les eaux du salpêtre. C’est pourquoi le dit Pienoel nous demande sa démission ce que nous avons reconnu vérité et nous ayant proposé Jean-François Pienoel son fils pour mettre en son lieu et place, comme le dit Pienoel l’a instruit à connaître les écolages du salpêtre nous membres du conseil général de la commune d’Angiens avons reçu le dit Pienoel fils pour agent du salpêtre au lieu et place de son père sous la surveillance de son père le dit fils continuera de même à être payé à quatre livres chaque jour comme l’était son père jusqu’à ce jour, fait au bureau municipal d’Angiens, séance publique et permanente l’an et jour susdits ». 

Le mot  écolage « d’escoler enseigner, instruire, former quelqu’un à quelque chose 5in Du Cange, Charles Du Fresne  Glossaire françois faisant suite au «  Glossarium media et infimae latinitatis. Niort. 1879, Tome 1. » est adapté à la fois aux instructions précises à suivre pour les différentes étapes de la fabrication du salpêtre et à l’instruction délivrée par le père de 52 ans à son fils de 18 ans.

Les comptes de l’atelier du salpêtre d’Angiens le 9 mars 1795 (19 Ventôse an III)

La date d’envoi des comptes définitifs d’Angiens est précoce par rapport aux autres communes. Cela signifie-t-il que la production sur place était terminée, avec seulement un stock d’eaux salpêtrées et de cendres qui restaient à livrer. Nous ignorons si l’église d’Angiens, réouverte au culte par P.J-B Fleury le 1e mars, était, comme il était recommandé, le lieu pour l’atelier du salpêtre.

Compte de dépenses et recettes de l’atelier du salpêtre d’Angiens le 9 mars 1795 (19 Ventôse an III).
Signature de Pierre Ridel, secrétaire greffier. ADSM L 5937.

« Ce dix-neuf Ventôse l’an troisième (9 mars 1795) de la République une et indivisible, la municipalité d’Angiens a rendu le compte des frais de dépense et recette faites de l’atelier du salpêtre de notre commune lesquelles recettes se montent à la somme de 1550 livres de ce jour et la dépense à celle de 1758 livres 18 sols tant pour les paiements de l’agent du salpêtre et que tout autre frais occasionnés par ledit salpêtre. Certifié conforme au compte envoyé au District de Cany par moi secrétaire greffier de la municipalité d’Angiens l’an et jour sus dits ».

Nous manquons de la correspondance entre la recette et les quantités respectives d’eaux salpêtrées et de cendres produites. Ces chiffres assurent toutefois d’une activité significative eu égard aux sommes déclarées par les autres communes ; ils sont proches par exemple de l’état des dépenses et recettes de Cailleville.

Réquisition de Pierre Anquetil pour porter cendres et eaux à Veules le 28 Avril 1795

Au début Avril, les ateliers du salpêtre des communes du District de Cany sont désertés, les hommes sont affamés, les cendres manquent. Le Décret de la Convention du 6 Avril 1795 signe la fin de la mobilisation nationale pour le Salpêtre. Il reste désormais à finir le travail, à savoir rapatrier les eaux salpêtrées des communes du canton à Veules pour finir les cuites et la transformation en pains de salpêtre. A Angiens, des eaux salpêtrées et des cendres attendent d’être transportées.

Deuxième réquisition du citoyen Anquetil par les officiers municipaux de la commune d’Angiens. 28 Avril 1795 (9 Floréal an III).
Les signataires sont Amand Ladiré, maire et le greffier Ridel. ADSM L 5937.

« Ce jourd’hui neuf Floréal de l’an 3 ème de la République, nous officiers municipaux de la commune d’Angiens assemblés, sur la réclamation de l’agent salpêtrier du chef lieu du canton de Veules avons requis le citoyen Anquetil avec une voiture attelée de quatre chevaux pour prendre chargement des cendres et eaux salpêtrées de l’atelier du salpêtre en la commune d’Angiens pour porter à l’atelier du chef lieu de canton de Veules et ce dans les vingt-quatre heures de la réquisition en seconde fois à lui délivrée l’an le jour susdit ». L’agent salpêtrier du chef-lieu est Jacques Vaulard.

Le citoyen requis est Pierre Anquetil, laboureur important et agent national de la commune. L’agent national de la commune sous le gouvernement révolutionnaire occupe les mêmes fonctions que le précédent procureur auprès de la commune. Il a une voix consultative dans toutes les délibérations. Le registre de délibérations témoigne que Pierre Anquetil est fréquemment requis avec une voiture attelée de quatre chevaux, par exemple pour transporter les bagages des troupes passant par Veules pour se rendre à Dieppe le 30 Août 1794 (13 Fructidor an II), pour convoyer le 1er Décembre 1794 (11 Frimaire an III) un chargement de blé entre Fontaine le Dun et Rouen. Les 20 et 21 décembre 1794, (30 Brumaire-1er Nivôse an III), un conflit l’a opposé à la municipalité à cause de son retard à honorer une livraison à la halle de Port Pelletier (St Valery), amenant à lui envoyer une garnison afin de le contraindre.

Avec ce dernier transport fin Avril 1795, se termine la contribution d’Angiens à la fabrication du salpêtre dans le canton de Veules.

Pierre Anquetil (1746-1820) est né le 5 Août 1746 à Crasville la Roquefort, fils de Pierre, laboureur et d’Elisabeth Auvray. Il est laboureur à Prétot Vicquemare lorsqu’il s’y marie  le 2 Novembre 1779 avec Marie Julienne Flahaut, puis marchand à Baudribosc en 1782 sur l’acte de naissance de leur fils Pierre. Il est laboureur à Angiens quand le nouveau curé, J-B Fleury baptise leur fille Marie Julienne le 12 Octobre 1791, dont l’acte de décès 14 mois plus tard est signé par Ladiré, officier municipal et Pierre Ridel, domestique (le futur secrétaire-greffier, cf., plus haut). En 1805, il est cultivateur à Fontaine le Dun où son fils ainé Pierre se marie. En 1810, lors du mariage de son fils Jean Baptiste, il est toujours cultivateur mais désormais à Canville les deux églises. Il y décède le 17 janvier 1820, âgé de 72 ans, ses deux fils Pierre et Jean Baptiste cultivateurs respectivement à Bretteville et Longueuil signent l’acte. Sa veuve décède à Tôtes le 14 Avril 1832.

Le conseil général d’Angiens le 16 Novembre 1794 (26 Brumaire an III)

Le tableau ci-dessous donne la composition de la municipalité, l’âge et la profession de plusieurs des membres cités dans les paragraphes précédents.

Composition du conseil général de la commune d’Angiens le 16 Novembre 1794 (26 Brumaire an III). Nom, prénom, âge, métier. De haut en bas, le maire, les officiers municipaux, les notables et l’agent national. ADSM L 1420 et Etat-civil.

Références

  • 1
    ADSM  L 1420-1421 ; L 1432 ; L 5937 ; L 5938 ; L 5995.
  • 2
    Etat civil des communes citées. Base de données de l’association Généacaux.
  • 3
    Claude F. B. Siblot (1752-1801)
  • 4
    Tempérament au sens de constitution, cf. par ex. Complexion, habitude ordinaire du corps de l’homme, sa constitution naturelle, la disposition de ses humeurs, tempérament robuste…in Furetière, Antoine (1619-1688). Dictionnaire Universel. 1690, accessible via Gallica.
  • 5
    in Du Cange, Charles Du Fresne  Glossaire françois faisant suite au «  Glossarium media et infimae latinitatis. Niort. 1879, Tome 1. 

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